
L’Ubaye, de Fouillouse à Larche
Il y a déjà eu un épisode sur l’Ubaye mais ce massif est immense, sauvage, sublime. Alors je suis retournée sur mes traces de ski de rando de l’hiver ; version marmottes et prairies fleuries.
Départ de Saint Paul sur Ubaye. L’Éco Pain est ouvert, chic ! Pain au levain et recommandations de sommets du boulanger en poche, cap sur Fouillouse, puis le lac de Chambeyron. 1300 mètres de dénivelé en plein soleil. Meli melo de pensées dans la tête : visiblement les premières heures de marche solitaire sont consacrées à la vidange mentale. Bivouac parfait au bord du lac avec les nuages en toile de fond, enveloppée par le silence.



Le lendemain, l’ascension continue vers le lac des neuf couleurs et le col de Gypière (supplément tentative avortée Tête de la Fréma à 3151m). Rochers énormes, pierriers immenses et lacs partout, difficile d’imaginer qu’on a skié là-dessus !



Jour 2 : la purge émotionnelle en marche. Un pied devant l’autre pendant 10h dans l’ambiance intimidante de la haute montagne et l’être tout entier est en mouvement : corps, cerveau et cœur. Je ressens beaucoup de gratitude pour les personnes et les récits qui m’ont donné envie de partir marcher seule.



Quand le soleil se couche sur mon second bivouac, je plane, légère. Cuisses et genoux en feu après la descente interminable.
Au petit matin, je rejoins le GR5 pour jusqu’à Larche, joli village d’étape. Je rêve de continuer l’aventure mais la boucle est bientôt bouclée.
Il pleut, retour à Saint Paul sur Ubaye en stop. Un chocolat chaud à la librairie-café L’Encabanée plongée dans “Alors nous irons trouver la beauté ailleurs” de Corinne Morel Darleux, qui me prend aux tripes. Une douche salvatrice et une nuit full cocooning au gîte La Souste. J’avais rencontré les propriétaires cet hiver pendant un week-end avec le Club Alpin Français, quel bonheur d’avoir la sensation de revenir dans un lieu familier.
La solitude entourée fait du bien aussi.
Ce village est un lieu refuge.


Jour 4 : derniers kilomètres à pied pour rejoindre la vallée, à travers Tournoux, adorable hameau de montagne. Pause finale à Barcelonnette et sa coopérative laitière, avant de rentrer à Marseille.
Hop, une escapade à faible bilan carbone (le bus 68 entre Marseille et Barcelonnette, le stop et les gambettes) mais fort bilan humain !



